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L’expression des sentiments chez l’homme et les animaux

L’expression des sentiments chez l’homme et les animaux
Darwin Charles

Payot & Rivages
Paru le 23/09/2026
EAN : 9782743672300

Pourquoi haussons-nous les épaules? Pourquoi remuent-ils la queue? Pourquoi fronçons-nous les sourcils lorsque nous sommes en colère et faisons-nous la moue lorsque nous sommes tristes plutôt que l’inverse?

Quelle est la différence entre culpabilité et honte?
Ce livre serait extraordinaire même s’il n’avait répondu qu’à ces questions en 1872. Mais il a aussi prouvé que l’esprit humain, pas simplement le corps, est un produit de l’évolution. Il a montré, au moment de l’apogée du racisme scientifique, que les humains sont fondamentalement semblables. C’est un livre captivant. Darwin a enrichi son argumentation de centaines d’observations pénétrantes, dont beaucoup sont formulées avec toute l’émotion et l’humour de la grande littérature.

Présentation de la première édition chez Vrin
Paru le 26 novembre 1872, ce chapitre détaché de La Filiation de l’Homme consacré à l’expression des émotions chez l’Homme et les animaux est ordinairement reconnu par les commentateurs contemporains comme un ouvrage d’une singulière importance pour l’élaboration de disciplines d’étude telles que la psychologie animale, l’éthologie, l’anthropologie et les sciences du langage et de la communication.
Pour justifié qu’il soit, cet hommage des auteurs à la modernité d’un texte dont les intuitions majeures remontent cependant à la jeunesse de Darwin ne doit pas faire oublier l’objectif premier du livre, qui est de fournir à l’histoire naturelle transformiste un supplément de preuve tiré de l’étude minutieuse des mécanismes anatomo-physiologiques mis en œuvre par la traduction somatique des différents « états de l’esprit » – et donc de vérifier leur relative universalité au sein de l’espèce humaine, tout en examinant les manifestations probables de leurs ébauches animales. Et, au passage, de réfuter là aussi les thèses providentialistes de la théologie naturelle, qui soutiennent avec Charles Bell que l’homme est seul à disposer, suivant le dessein du Créateur, de muscles spécialement destinés à produire sur son visage et dans ses yeux l’ineffable inscription des passions de son âme.
[Présentation de l’Éditeur]
Dès lors, l’opposition réitérée de l’inné (le socle naturel, biologique, donc universel de l’expression) et de l’acquis (la sédimentation d’habitudes et d’instructions culturelles particulières) tend à occulter, sous la persistante banalité des commentaires qu’elle régit, ce qui chez Darwin proclame pourtant son indispensable dépassement. Combinant sans cesse les deux ressources, Darwin, ainsi que le montre Patrick Tort dans sa préface, n’est ni dans un pur innéisme pré-lorenzien, ni dans l’artificialisme ou dans le conventionnalisme de principe des sciences sociales, mais dans l’articulation qu’avaient perçue et théorisée Condillac et, dans le registre esthétique, Diderot entre les signes naturels des émotions et leur apprentissage néanmoins nécessaire.

Il est disponible en pdf version française à la fondation Darwin : https://darwin-online.org.uk/converted/pdf/1877_ExpressionFrench_F1185.pdf

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